Les vacances version B&B

Ah ce petit mois de février, court en jours mais interminable tant le temps n’en finit plus de faire la tête. Voilà de quoi me foutre le bourdon et me rendre toute nostalgique des vacances d’été qui me paraissent bien lointaines. Alors aujourd’hui, zou, j’ai décidé de partager un petit souvenir de vacances avec vous.

En pleine canicule juilletiste, quand d’autres s’envolaient pour bronzer sous les tropiques avec option cocktails en bord d’infinity pool, je décidais avec 3 amis aventureux de partir à l’assaut du Cumbria Way, un chemin de GR grand-breton qui s’étend sur une centaine de km de Ulverston à Carlisle. 6 jours à crapahuter paquetage au dos par 14 degrés, parfois sous une pluie battante, dans les sentiers boueux du parc naturel du Lake District. Comment vous décrire l’impression surréaliste d’avoir été transportée dans le Seigneur des Anneaux, d’être en Terre du Milieu au Royaume des Nains, de s’attendre à croiser un Hobbit à chaque détour de la rivière, d’approcher à chaque pas du Mordor ?

 

Courageux mais pas téméraires, nous avions pris la formule grand confort du Bed&Breakfast à l’anglaise. Chaque soir, nous prenions nos quartiers dans un B&B différent, avec ses petits rideaux fleuris assortis à la descente de lit et aux taies d’oreiller, sa tuyauterie bruyante et ses figurines de porcelaine qui envahissent chaque recoin. Après 25km par monts et par vaux, vous remerciez le ciel de mettre une douche chaude sur votre chemin.

Nous avons donc débarqué une fin d’après-midi à Calbeck, 5 maisons autour d’un pub perdus au coeur de la campagne anglaise. Nous avions réservé un B&B au nom charmant de « The Old Rectory », le vieux presbytère, et notre jeu quotidien était de nous amuser à deviner où nous allions atterrir. Ce jour-là, on a eu l’impression de gagner le loto : le Vieux Presbytère est une de ces majestueuses maisons de maître qui parsèment la campagne anglaise où les pièces sont immenses, l’escalier principal imposant et la pelouse taillée au cordeau. Les lits sont gigantesques, les oreillers et duvets en plume, la salle de bain pourrait accueillir une équipe de rugbymen et la cheminée vous fait limite regretter d’être en plein été, même anglais. M. et Mme Cartmell, les hôtes de ces lieux, vous accueillent autour de la grande table de la cuisine, les chiens viennent fourrer leur museau dans votre entrejambe, la cuisinière ronronne, le chat aussi… Bref, le bonheur absolu.

Cumbria_Way_The Old_Rectory_B&B

Après un rapide tour du propriétaire, on s’aperçoit qu’un jardin potager occupe tout l’arrière du vieux presbytère, et que la maîtresse de maison y fait pousser ses légumes, ses herbes et même ses fraises. On se lèche les babines d’avance à l’idée du petit-déjeuner du lendemain. Après une nuit de rêve dans le silence absolu et les édredons en plume, on descend se rassasier d’un petit déjeuner anglais où tout a un autre goût. Le porridge est crémeux, les oeufs sont pondus du matin, le bacon est succulent, les fraises à la crème juste une tuerie… On a le coeur arraché de devoir s’en aller si vite, si tôt, le sac au dos et la mort dans l’âme de ne pas avoir pu prolonger juste d’une nuit notre séjour au Old Rectory.

On s’éloigne à regrets, et on se dit qu’on reviendra, un jour, pour un week-end ou une lune de miel, sans sac à dos et avec tout le temps devant nous.

Et vous, c’est quoi, votre souvenir de vacances qui remise le blues hivernal au placard ?

Keep on dreaming with Et Badaboum

Infos pratiques:
The Old Rectory Bed & Breakfast, tenu par Mrs Anne Cartmell
Caldbeck
Wigton, Cumbria
CA7 8DP

T: +44 [0]1697 478 484
E: enquiry@oldrectorycaldbeck.co.uk

15 km de Carlisle
Aéroports les plus proches : Manchester et Glasgow, à 2 h de train de Carlisle

La VOST, ça vous gagne

En plein débat(cle) sur l’accent circonflexe et la disparition programmée de la langue française, je t’invite, O toi lecteur boulimique du petit et grand écran, à te bidonner sans vergogne sur la maltraitance de notre noble idiome. Car regarder aujourd’hui un programme en VOST relève du parcours du combattant devant la piètre qualité de l’offre : mauvaise utilisation du tiret de dialogue, non-respect du nombre de lignes officielles d’un sous-titre (2, encore et toujours 2), traductions incompréhensibles et bourrées de fautes d’orthographe… que nous réservent certaines chaînes de télé ou autre visionnage sauvage de films et séries.

Pour mon plus grand bonheur, un site réunit depuis 2013 toutes ces jolies pépites éparpillées sur le web, le si directement nommé « les sous-titres de la honte« .

Voici donc une petite sélection tirée du site de quelques-unes des traductions qui me procurent de gros LOL. Un florilège de fautes d’orthographe, de conjugaison, de traduction littérale, de contre-sens, de faux amis… rehaussé par les commentaires féroces des auteurs du Tumblr. Bref, un vrai régal pour les amateurs de poésie et d’absurde.

Passage en revue

Les fautes d’orthographe et de conjugaison. La grammaire, ça sert à rien. Et l’orthographe, c’est fait pour être réinventée.

ST-de-la-honte-conjugaison

ST-de-la-honte-faute-d'ortho

Les erreurs de chiffre ou vis ma vie de dyslexique

ST-de-la-honte_erreur-de-chiffres

 

Les contresens ou le contexte et la culture, c’est comme la confiture, moins on en a…

ST-de-la-honte_ramasse-Pick-up-contexte

 

ST-de-la-honte_No-culture

 

Traducteur, c’est un métier ? Sérieux ?

ST-de-la-honte_jeu-de-mot-intraduisible

La traduction littérale ou comment Google Translate m’a tuer

ST-de-la-honte-Trad-littérale-Glee

ST-de-la-honte_trad-littérale-tapis

 

A votre santé et bon film !

ST-de-la-honte-trad-littérale

Keep on laughing with EtBadaboum

 

 

 

 

 

 

Du miel dans ton casque

Vous connaissez cette expression allemande désignant cet air obsédant qui s’insinue dans votre cerveau pour se répéter en boucle à l’infini jusqu’à vous rendre fou de frustration ? Les Allemands parlent d’un « ohrwurm », d’un ver d’oreille. En fille sympa, je vous refile donc cette semaine mes vers d’oreille. Non, non, ne me remerciez pas.

Ala.Ni-Portait-face

Ala.ni est rentrée dans ma vie un petit matin de janvier grâce à Rebecca Manzoni et son pop&co, et depuis, elle n’a plus quitté ma playlist Spotify. Cette voix de velours épurée, à nu, ce grain si particulier dont la douceur et la sensualité vous enveloppent immédiatement me donnent l’impression de faire un voyage dans le temps, d’entendre Billie Holiday me sourire entre deux silences.

Car Ala.Ni nous raconte des histoires, de belles d’histoires d’amours d’antan, de la Louisiane du temps de l’esclavage sur son magnifique album « You&I ». Une esclave noire et son maître blanc s’aiment mais leur amour est impossible.

My love for you was sprung in SPRING
Mon amour pour toi a éclôt au PRINTEMPS

and flourished in the SUMMER sun
et s’est épanoui au soleil d’ETE

AUTUMN killed the fresh green leaves
l’AUTOMNE a tué les jeunes et vertes feuilles

by WINTER all was said and done
et l’HIVER venu, c’était déjà du passé

12 chansons comme autant de mois de l’année, et des saisons égrenées au fil de sa voix magique, hypnotique. Des chansons qui nous mènent à travers toutes les étapes de cette histoire d’amour impossible. La rencontre se fait avec la complicité des branches de cerisier, à l’éclosion du printemps :

Cast some cherry blossom by the river
                                                               Jette une branche de cerisier au bord de la rivière

Blowing through the flowing of my heart  
                                                              Virevoltant sur les flots de mon cœur

I will catch you somewhere down that river 
                                                           Je te retrouverai quelque part au bord de cette rivière

Come and stand beside me, it’s alright  
                                                           Viens et reste à côté de moi, tout va bien

Fall for me                                                            
                       Admire-moi

Long for me                                                         
                          Désire-moi

Always be a friend to me                              
                                             Sois toujours mon ami

Love ever enchanted love lives for ever and a day
                                                       L’amour à jamais enchanté vit pour l’éternité

« Ol Fashioned kisses » chante les frissons et l’électricité des débuts. Cet appel tout en retenue et en sensualité au baiser ferait fondre un glaçon ! Et le clip en noir et blanc, en écho de cet amour mixte, est tout simplement sublime :

 

Lui succèdent les rêveries, les doutes et l’attente, cette interminable attente que racontent « Suddenly » ou « One Heart » dans la langueur de l’été. Mais l’automne et ses premiers frimas ne sont plus très loin, et avec eux, les regrets et les serments qui se brisent dans le sublime « Darkness at Noon« , l’inconstance et l’éloignement si justement décrits dans l’entêtant « Roses&Wine » :

Do you really care                                                           M’aimes-tu vraiment
My lover, my friend                                                       Mon amour, mon ami
And stay with me ’til the bitter end                     Et resteras-tu jusqu’au bout ?
Is this our last goodbye                                            Est-ce notre dernier au-revoir,
No more roses&wine with you?                          La fin des roses et du vin avec toi ?
Where’re you going to?                                          Où pars-tu ?
Am I a cool?                                                                  Ai-je été bête ?

Le silence de l’hiver s’installe au fil de ses chansons, les pauses sont plus marquées, le cœur se ralentit et commence sa lente marche vers l’oubli avec « I’ll remember ». L’album se finit sur « Circle« , ce cercle de la vie que n’aurait pas renié le Roi Lion. La vie continue, reprend, repart pour un nouveau cycle, un nouveau cercle et la rivière emporte tout chagrin dans « To the river« .

Danseuse de ballet londonienne originaire de Grenade, choriste de Mary J. Blige et de Blur, Ala.Ni fait renaître avec sa voix toute une époque, celle des comédies musicales de Broadway, de l’Amérique des années 20-30, du jazz et des soirées d’hiver au coin du feu, à regarder la neige tomber en rêvant au retour des beaux jour. Comme nous le décrypte son label No Format, « il y a dans les chansons d’ALA.NI un véritable enchantement. Ce sont des chansons étonnantes, courtes, presque nues, à peine arrangées et instrumentalisées, dont la grâce tient à fil, et principalement à sa performance vocale. »  On vous avez prévenu qu’on vous donnait un bel « eargasm » !

Séances de rattrapage live aux dates ci-dessous :

16 FEV. Le Carreau du Temple Paris – 75
27 FEV. La Chapelle du Scenacle / Génériq Festival  Besançon – 25
28 FEV. Le Bar Atteint / Génériq Festival Belfort – 90
01 AVR. Le 106 Rouen – 76
14 AVR. Le Pédiluve Chatenay-Malabry – 92
 Et si vous en redemandez encore, voici comment ne rien manquer d’Ala.Ni sur twitter, Facebook, ou soundcloud.
Et vous, qui est-ce qui vous fait rêver ?
Keep on dreaming avec EtBadaboum

Sin-Dee Rella des temps modernes

Sin-Dee-Rella-Tangerine

Imaginez-vous : il est 8 h du matin, un 24 décembre à downtown Los Angeles. Vous sortez d’un mois en prison et au détour d’une conversation avec votre BFF Alexandra, vous apprenez que Chester, l’homme de votre vie, vous trompe avec une autre meuf ! Comment réagiriez-vous ?

Sin-Dee n’y va pas par quatre chemins : bien décidée à confronter Chester, la voilà courant à travers la ville à la chasse de cette « D… quelque chose qui a un vagin et tout le toutim ! ». Ah, j’oubliais, Sin-Dee et Alexandra sont trans, et Chester, c’est le mac de Sin-Dee. Bande-annonce :

 

 

Petit ovni filmé sur smartphone à la pomme numéro 5, « Tangerine » vous embarque dans une pêche à la morue LA style à un rythme effréné. Porté par une bande son surdynamitée, on se croirait presque dans un clip de M.I.A., les effets de caméra en moins. La preuve en musique :

Le réalisateur Sean Baker nous plonge dans l’envers du décors de Tinseltown, « la ville paillettes », et plus exactement entre Santa Monica Boulevard et Highland Avenue. Sauf qu’ici, c’est plus poudre aux yeux, et à fond les narines. Alexandra nous prévient dès le départ : « Out here, it’s all about our hustle, and that’s it! ».  Ici, seul le tapin compte, et les trottoirs de LA ne pardonnent rien. Drogue, prostitution, passes, on ne vous cache rien. Ici, pas de place à l’amour et aux sentiments. Mais Sin-Deeh ne s’en laisse pas conter.

Jamais glauque ou misérabiliste malgré la réalité du quotidien qu’elle dépeint, cette comédie est hilarante, péchue, tendre, avec un coeur gros comme celui de Sin-Deeh. L’humour, la vitalité, la combativité de ces filles transcendent chaque scène. A l’image des 2 copines, le film garde la tête haute de bout en bout. Car au-delà du conte de fée moderne (girl meets boy and gets her heart broken), c’est l’histoire d’une amitié plus forte que tout qui nous est racontée ici. Mention spéciale à Mya Tailor (Alexandra) et Kitana Kiki Rodriguez (Sin-Dee) qui dévorent l’écran. On vous aime, les filles, ne lâchez rien !

Mya-Taylor-Kitana-Kiki-Rodriguez-Tangerine-2

Courez vite dans votre salle de ciné la plus proche pour prendre votre dose d’amour, de poilade et de tendresse ! Et vous, c’était comment, votre 24 décembre ?

Keep on dreaming with EtBadaboum

Infos :
Réalisateur : Sean Baker
Scénario : Sean Baker, Chris Bergoch
Avec Mya Taylor, Kitana Kiki Rodriguez, James Ransone
Durée : 88 min
Genre : Comédie
Date de sortie : 30 décembre 2015

Chaussures Magiques

J’ai des passions simples : les paillettes, les shoes (le rap ricain et les pâtes carbo aussi mais ça n’a aucun rapport !). Et ça tombe bien c’est les soldes ! Petit tour de mes futurs craquages de souliers shiny. Cher Magicien d’Oz, je ne veux pas retourner au Kansas, par contre si peux tu m’apporter ça…

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texto

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De gauche à droite :

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1/ Souliers Miu Miu, 626,5€ à la place de 895€ chez The Outnet
2/ Escarpins Sophia Webster, 392€ à la place de 490€ chez Farfetch 3/ Babies Texto, 23,60€ à la place de 59€ chez Texto
4/ Mary Jane Dolce & Gabbana, 537€ à la place de 895€ chez Farfetch
5/ Escarapins Chiara Ferragni, 142,50€ à la place de 285€ chez Chiara Ferragni

Et sinon je veux bien les vrais souliers de Dorothy 😉

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Allez, moi je retourne trainer sur l’insta de Shoes !

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